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Rapport : Le taux d’utilisation des banques alimentaires par les personnes célibataires atteint des

Près de la moitié de toutes les visites sont effectuées par des ménages d’une personne – proportion qui s’explique notamment par la situation des personnes handicapées et de celles touchant une pension

TORONTO (Ontario) – 12 novembre 2019 – Le nombre de visites aux banques alimentaires a atteint un niveau record chez les ménages d’une personne, et ce, dans un contexte où l’utilisation de ces services est généralement stable. Le Bilan-Faim 2019, un rapport annuel publié par Banques alimentaires Canada qui analyse les données de 4 934 banques alimentaires au Canada, révèle que les ménages d’une personne représentent maintenant près de la moitié (48 %) de l’ensemble des utilisateurs des banques alimentaires – une hausse considérable par rapport à 38 % en 2010.

Pour mettre les choses en perspective, le recours aux banques alimentaires par les ménages monoparentaux a diminué, passant de 27,5 % à un peu plus de 18 % au cours de la même période.

Chris Hatch, chef de la direction de Banques alimentaires Canada, soutient que malgré la baisse du taux de chômage qui a aidé à stabiliser le nombre de visites au cours de la dernière année, l’absence d’un filet de sécurité sociale adéquat pour les célibataires au Canada – en particulier les personnes handicapées et les aînés – rend ardue l’adaptation pour ces ménages en cas de revers financier ou de maladie, ou de précarisation du marché du travail comme celle que nous connaissons.

« Le visage de la faim a changé au cours de la dernière décennie. Les ménages d’une personne sont les utilisateurs de banques alimentaires qui connaissent la croissance la plus rapide au Canada, explique M. Hatch. La priorité, c’est d’établir un meilleur système de sécurité du revenu pour réduire l’insécurité alimentaire chez ce groupe, qui connaît également des taux élevés de problèmes de santé mentale. Nous craignons que le stress qui en résulte sur les revenus et la santé contribue à la croissance des niveaux de pauvreté et du besoin de banques alimentaires. »
Recommandation en matière de politique : Considérer les adultes célibataires à faible revenu comme une priorité dans toutes les mesures à venir en matière de réduction de la pauvreté. Cela comprend la mise en œuvre d’une approche axée sur le revenu de base pour assurer la sécurité en la matière afin de s’attaquer aux niveaux élevés de pauvreté chez les célibataires qui ne sont pas en mesure de travailler ou qui ont un accès limité à l’emploi.
Les ménages d’une personne pour qui une pension ou des prestations d’invalidité provinciales sont la principale source de revenu connaissent une plus grande pauvreté et une insécurité alimentaire plus marquée.

Le pourcentage de clients des banques alimentaires dont la principale source de revenu provient de prestations d’invalidité provinciales (14,4 % en 2010 contre 17,3 % en 2019) ou d’une pension (6,6 % en 2010 contre 9,0 % en 2019) est en croissance. Les clients recevant des prestations d’invalidité et des pensions combinées sont passés de 21 % de l’ensemble des clients des banques alimentaires en 2010 à 26,3 % en 2019.

En outre, la valeur des prestations a diminué de plus de 10 % par rapport à il y a 30 ans lorsqu’on établit la moyenne maximale pour une personne seule bénéficiant de l’aide sociale provinciale pour chaque province.

Michael Prince, professeur titulaire de la chaire Lansdowne en politique sociale de l’Université de Victoria, est un politologue de renom. Ses recherches portent sur la politique sociale en ce qui concerne les personnes handicapées, les relations fédérales-provinciales et la gouvernance autochtone. Selon M. Prince, « [si] d’autres preuves étaient nécessaires pour appuyer la nécessité de réformes de la politique sociale, c’est précisément ce que le dernier Bilan-Faim fournit. Les personnes qui reçoivent des prestations d’aide sociale pour cause d’invalidité trouvent de plus en plus difficile d’absorber la hausse du coût de la vie, ce qui explique pourquoi elles sont plus nombreuses à avoir recours aux banques alimentaires. »
Recommandation en matière de politique : Créer un nouveau programme pour les personnes handicapées qui sont malades et sans emploi, et dont les prestations d’assurance-emploi ou d’invalidité temporaires sont sur le point de cesser, en plus d’élaborer de nouvelles mesures en matière de santé mentale.
La hausse des coûts du logement et l’absence de logements à loyer indexé sur le revenu contribuent à la hausse de l’utilisation des banques alimentaires.

Le nombre de visites des Canadiens vivant dans un logement locatif a augmenté par rapport à celui des personnes vivant dans un logement social. En mars 2019 seulement, 17 142 ménages sur le marché locatif, 528 ménages dans des maisons de chambres et 3 495 ménages dans des logements sociaux ont eu recours à des banques alimentaires partout au Canada.
 
  2010 2019
Logements locatifs 59,8% 70,4%
Logement social (loyer indexé sur le revenu) 25,6% 14,4%
« La faim est cruellement invisible et les personnes qui en souffrent demandent rarement de l’aide », indique Sylvain Charlebois, directeur principal du Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires et professeur en distribution et en politique alimentaires à l’Université Dalhousie. « Le fait est qu’ils ne devraient pas avoir à choisir entre payer le loyer et acheter des aliments nutritifs. Nous avons besoin de filets de sécurité sociale fiables et efficaces pour les aider. Les banques alimentaires jouent un rôle de premier plan pour aider à comprendre comment mobiliser l’esprit humain, entre les personnes dans le besoin et celles qui veulent aider. » 
Recommandation en matière de politique : Mettre immédiatement en œuvre l’Allocation canadienne d’aide au logement prévue afin que les Canadiens ayant de la difficulté à payer un loyer puissent bénéficier de cette mesure essentielle d’aide en attendant que la Stratégie nationale sur le logement soit appliquée dans son intégralité.
Au cours des trois dernières années, le taux d’augmentation du recours aux banques alimentaires chez les aînés a dépassé de loin celui de tous les autres groupes d’âge.

Malgré les progrès réalisés en matière de soutien financier aux aînés, ces derniers demeurent plus vulnérables à la hausse des coûts du loyer et de la nourriture en raison de leur revenu fixe et de leurs besoins plus importants en soins de santé. Le taux des Canadiens de plus de 65 ans qui ont recours aux banques alimentaires a augmenté de près de 30 % depuis 2016, tandis que celui des groupes d’âge de moins de 30 ans a diminué ou n’a que légèrement augmenté au cours de la même période.
Recommandation en matière de politique : En plus des investissements immédiats dans le logement à loyer modique, qui ont également une incidence sur les aînés, mettre en œuvre un plan d’assurance-médicaments national pour couvrir le coût des médicaments d’ordonnance afin que tous les Canadiens aient accès aux médicaments dont ils ont besoin.
Vous pourriez être surpris par la situation géographique des personnes les plus à risque de vivre de l’insécurité alimentaire.

Les décideurs gouvernementaux et les partenaires des secteurs privé et public chercheront tous la meilleure façon de réagir à la hausse prévue de l’utilisation des banques alimentaires par les populations les plus vulnérables au Canada. Le fait de disposer de données exhaustives constitue la première étape pour comprendre comment les indicateurs clés rendent les personnes vulnérables à la pauvreté et à la faim, et où cela se produit à l’échelle du pays. Pour savoir où se trouvent les communautés les plus vulnérables au Canada, visitez le http://map.foodbankscanada.ca/.

À propos du Bilan-Faim

Le Bilan-Faim a été lancé en 1989. Il s’agit de l’unique étude nationale annuelle sur les banques alimentaires et d’autres programmes alimentaires au Canada. Depuis 1997, les données de l’étude sont recueillies tous les mois de mars. L’information fournie par le rapport est précieuse et constitue la base de nombreuses activités de Banques alimentaires Canada tout au long de l’année. http://bilanfaim.banquesalimentairescanada.ca/ #HungerCount2019

À PROPOS DE BANQUES ALIMENTAIRES CANADA

Banques alimentaires Canada fait preuve de leadership à l’échelle nationale pour soulager la faim aujourd’hui et prévenir la faim demain, en collaboration avec le réseau des banques alimentaires du Canada. Nous sommes un organisme de bienfaisance national qui se consacre à aider les Canadiens vivant dans l’insécurité alimentaire. Nous soutenons un réseau d’associations provinciales, de banques alimentaires affiliées et d’organismes alimentaires qui ont pour objectif de soulager la faim dans leurs communautés. Notre travail vise principalement à maximiser l’incidence collective, à renforcer les capacités locales et à diminuer la nécessité de recourir aux banques alimentaires afin de créer un Canada où personne ne souffre de la faim. Pour en savoir plus, visitez le site www.banquesalimentairescanada.ca.
 
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Pour les demandes d’entrevue ou pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec :
Sylvie Pelletier, relations avec les médias
1 877 535-0958, poste  260 | media@foodbankscanada.ca

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