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L’histoire de l’Interfaith Food Bank Society of Lethbridge

L’histoire de l’Interfaith Food Bank Society of Lethbridge
Il est difficile de nous préparer à l’inconnu, surtout lorsque des personnes dans le besoin dépendent de nous.

Cependant, en mars dernier, « l’inconnu » est exactement ce à quoi a fait face l’Interfaith Food Bank Society of Lethbridge (IFB). Lorsque la vague de la pandémie mondiale a forcé des fermetures massives à l’échelle nationale, l’IFB a dû rapidement élaborer de multiples plans pour relever une panoplie de nouveaux défis.

Elle a notamment dû composer avec une baisse importante du nombre de bénévoles.

« Au début (de la pandémie), nous avons perdu une tonne de bénévoles », se souvient Danielle McIntyre, directrice générale de l’IFB. Nous avions si peur de l’inconnu et pour cause, car bon nombre de nos bénévoles habituels sont des aînés et des personnes ayant des besoins particuliers. Comme personne ne savait pendant combien de temps cette menace incertaine allait durer, la plupart des bénévoles ont décidé de rester à la maison par précaution. »

En plus de la perte de bénévoles, l’IFB a dû compenser l’arrêt immédiat des événements locaux qui étaient essentiels pour générer des dons alimentaires et financiers.



« Un autre obstacle que nous avons dû surmonter était l’annulation des collectes de fonds, explique Danielle. Comme ce type d’événement comprend habituellement des rassemblements de masse, nous ne savions plus vraiment d’où allaient provenir les dons en argent et en denrées. Il y avait ensuite des questions logistiques à prendre en considération, comme la façon dont nous allions servir les clients d’une communauté qui était soudainement en confinement. C’était vraiment décourageant, sans compter que la situation évoluait à tous les instants. Lorsque nous faisons face à l’inconnu, la chose à faire est d’apprendre à s’adapter vraiment rapidement. »

L’IFB a donc dû modifier sa façon de recueillir des dons pendant la pandémie.

« Lorsque nous avons eu de la difficulté à acheter les produits de base (en raison d’interruptions dans la chaîne d’approvisionnement), nous avons rapidement compris qu’il ne s’agissait pas d’une crise à court terme, affirme Danielle. Par exemple, nous avons normalement des montagnes de pain et de pâtisseries. Puis, du jour au lendemain, ces aliments n’étaient plus disponibles – nulle part. C’est à ce moment que nous avons mis nos efforts dans la collecte de dons en argent plutôt que dans la demande de denrées. »

Un grand coup de main leur a été donné sous la forme d’une importante subvention recueillie dans le cadre d’une campagne nationale menée par Banques alimentaires Canada.


« Banques alimentaires Canada a  été d’une aide exceptionnelle pour l’IFB, affirme Danielle. Les fonds reçus à la suite de leur campagne nationale nous ont littéralement permis de garder les portes ouvertes. En tant que personne chargée de recueillir de l’argent, c’est un énorme soulagement. »

L’aide financière fournie à l’IFB par Banques alimentaires Canada a été extraordinairement utile dans la mesure où ces fonds étaient « non affectés ».

Cela signifie que l’IFB a pu utiliser cet argent là où c’était nécessaire, notamment pour l’achat d’équipement de protection individuelle, la modernisation des technologies et la rémunération du personnel. En revanche, les subventions provenant d’autres sources sont souvent assorties de restrictions (p. ex., les dons ne peuvent être utilisés que pour les denrées).

L’IFB a également bénéficié d’un énorme soutien communautaire grâce à la campagne nationale.
 

Selon Danielle, « les initiatives de Banques alimentaires Canada (comme le téléthon Stronger Together, Tous Ensemble en avril) ont vraiment contribué à sensibiliser les gens à notre cause et à les inciter à donner à l’échelle locale. Une personne altruiste de notre communauté a fait don de 100 000 $ à l’IFB. Elle a précisé qu’elle voulait que nous l’utilisions pour acheter de la nourriture. Si quelqu’un me donne une telle somme d’argent et me dit que c’est pour de la nourriture, vous pouvez être certain que c’est exactement ce sur quoi je vais la dépenser. »
 
Banques alimentaires Canada a également été en mesure d’aider l’IFB à se sentir mieux préparée à affronter cette période d’incertitude de diverses manières.

« BAC nous a fourni une orientation claire, notamment sur la façon d’accéder à d’autres subventions et ressources, explique Danielle. Cela nous a amenés à assumer un rôle de premier plan dans la gestion d’une subvention de 190 000 $ pour notre Food Pod local, où nous distribuerons des fonds à des organismes partenaires. Nous avons également eu accès à d’autres fonds relatifs à la COVID-19 pour élargir notre programme de besoins alimentaires particuliers. Cet argent nous permettra d’accroître nos capacités en ligne et nous aidera à réorganiser la façon dont nous recrutons et formons les bénévoles pendant la pandémie. »
 
Les derniers mois ont mis en évidence le rôle important que jouent l’IFB et d’autres banques alimentaires au-delà de l’insécurité alimentaire.
 


« La pandémie nous a appris que notre banque alimentaire est souvent le premier arrêt pour les gens en situation de crise, affirme Danielle. Grâce à notre programme de livraison de paniers, nous mettons ces personnes en contact avec des systèmes de soutien au sein de la communauté. Cela signifie qu’en plus du dépannage alimentaire, les personnes et les familles reçoivent des bilans de santé, des services de santé mentale et de soutien parental, des trousses d’activités pour les enfants, en plus d’autres ressources essentielles. »

Si la pandémie a entraîné son lot de stress et d’incertitude, il ne fait aucun doute pour Danielle qu’elle a également fait ressortir le meilleur de l’humanité.

« Au début du confinement, nous obtenions de grandes quantités de produits en vrac des restaurants locaux qui devaient (temporairement) fermer leurs portes. En temps normal, ce type de dons est excellent pour nous, mais comme de nombreux clients n’étaient pas en mesure de venir en personne, il y avait un risque de gaspillage. Néanmoins, l’un de nos habitués, un homme âgé toujours fidèle au poste, a été surpris de voir autant de denrées fraîches et a décidé d’agir pour éviter le gaspillage. Comme il a un camion, il a offert son aide pour livrer ces produits à des gens qui ne pouvaient pas se rendre à la banque alimentaire. J’ai été très touchée. C’est tout à fait incroyable qu’un bénéficiaire d’une aide (de la banque alimentaire) prenne l’initiative d’aider d’autres personnes dans le besoin. »

C’est le genre de circonstances qui font briller une lueur d’espoir dans ces périodes de noirceur.



« La pandémie nous a vraiment beaucoup appris. L’inconnu nous effrayait tant au début. C’est peut-être encore le cas. Mais les jours et les semaines ont passé, et nous comprenons maintenant que nous ne sommes pas seuls. De nombreuses personnes de la communauté se sont mobilisées pour aider. Nous avons également eu la chance d’établir de nombreux partenariats merveilleux qui continueront de nous servir, bien au-delà de la crise actuelle. Alors, bien qu’il y ait encore beaucoup d’incertitude à l’horizon, aucun obstacle n’est trop grand tant que nous y faisons face ensemble. »
 
Vous avez le pouvoir de changer la donne. Cliquez ici pour vous impliquer.

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Faits saillants

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des aliments distribués par les banques alimentaires canadiennes sont des denrées fraîches (lait, œufs, fruits et légumes frais ou congelés, pain, etc.)